
Emmanuel Macron, président de la France, a annoncé le nom officiel du nouveau porte-avions à propulsion nucléaire de nouvelle génération lors d’une conférence de presse mercredi (18).
Selon The Aviationist, le porte-avions s’appellera France Libre (France libre), un nom qui rend hommage aux citoyens français ayant résisté au régime nazi pendant la Seconde Guerre mondiale.
« Dans ce nom vit la mémoire des femmes et des hommes qui se sont levés contre la barbarie, unis pour sauver la patrie et déterminés à défendre une certaine idée de notre nation », a déclaré Macron.
« Ce nom scelle donc une promesse pour l’avenir : pour rester libres, nous devons être redoutés. Pour être redoutés, nous devons être puissants », a ajouté le président français.
Le France Libre (R92), jusqu’alors connu sous le nom de Porte-Avions de Nouvelle Génération (PANG), remplacera l’actuel porte-avions français Charles de Gaulle (R91) à partir de 2038. Avec un déplacement de 78 000 tonnes, une longueur de 310 mètres et une largeur de 90 mètres, il deviendra sans aucun doute le plus grand porte-avions d’Europe.
Cette taille accrue permettra de transporter un plus grand nombre d’aéronefs, mais surtout d’atteindre un rythme d’opérations beaucoup plus élevé et d’améliorer la sécurité sur le pont. Cela signifie que le personnel de pont disposera de davantage d’espace pour manœuvrer, préparer et armer les avions avant de les acheminer vers les catapultes.
Grâce à sa plus grande longueur, le France Libre pourra assurer simultanément le lancement et la récupération des aéronefs. Actuellement, sur le Charles de Gaulle, seules deux catapultes à vapeur empiètent sur la zone d’appontage oblique pour fournir la longueur nécessaire à l’atteinte de la vitesse de lancement.
Le France Libre sera équipé de trois catapultes du système de lancement électromagnétique (EMALS), ainsi que du système Advanced Arresting Gear (AAG), développé pour les navires de la classe USS Gerald R. Ford.
Le projet PANG avait initialement été conçu comme un complément au Charles de Gaulle, mais au fil des années, il a évolué pour devenir un remplaçant complet du porte-avions actuel de la France.
Actuellement, le France Libre a été annoncé comme un navire unique. À moins que cela ne change à l’avenir, le nouveau porte-avions français héritera du principal défaut du Charles de Gaulle : lorsqu’il n’est pas disponible, il n’existe aucune alternative.
Pour un navire à propulsion nucléaire, cela est particulièrement important, car de longues périodes d’indisponibilité sont presque inévitables en raison de la nécessité de recharger les réacteurs nucléaires.
Le moment de cette grande révision dépendra du combustible restant utilisable dans les réacteurs ainsi que de l’état des matériaux du navire et, contrairement à une modernisation classique, le processus ne peut pas être facilement accéléré.
Le Charles de Gaulle a entamé son premier cycle de ravitaillement de 18 mois en 2007 et en a achevé un second en 2018. Si ce schéma se poursuit, le porte-avions devra être ravitaillé à nouveau dans les prochaines années.
Ainsi, malgré leurs nombreux avantages, les navires à propulsion nucléaire présentent également des inconvénients, notamment des exigences de maintenance longues et complexes, qui immobilisent le navire pendant de longues périodes et augmentent considérablement les coûts de construction.
Vive le France Libre ! pic.twitter.com/OydF3TtY2F
— Emmanuel Macron (@EmmanuelMacron) March 18, 2026
Photo et vidéo : Naval Group / X @EmmanuelMacron. Ce contenu a été créé avec l’aide de l’IA et révisé par l’équipe éditoriale.
