
Le Moyujian, le nouveau hélicoptère d’attaque sans pilote de la Chine, est prêt pour des tests de combat critiques, selon le journal South China Morning Post.
Le nouvel hélicoptère polyvalent a été présenté le 27 novembre lors du Aero Asia, une exposition aérienne annuelle qui se déroule à Zhuhai, dans le sud de la Chine, où la prochaine étape des tests a été annoncée par le fabricant, Sichuan Tengden Technology.
Lors de l’événement, l’aéronef est apparu camouflé sur un écran statique, soutenu par des images de son premier test de tir à grande altitude réussi.
Selon Tengden, l’aéronef sans pilote a été conçu pour des missions de reconnaissance, des frappes de précision, la retransmission des communications, le sauvetage d’urgence et la prévention des incendies de forêt.
Le Moyujian a une portée maximale de 1 000 km et un temps de vol de 9 heures, pouvant atteindre une altitude de 7 200 mètres. L’hélicoptère a été conçu pour décoller et atterrir à haute altitude dans des conditions difficiles, selon la société.
Ces capacités sont cruciales pour les opérations de la Chine sur le Plateau Tibétain, où le terrain varie de 4 000 à 5 000 mètres d’altitude. Cette région inclut l’Himalaya le long de la frontière avec l’Inde, où l’oxygène rare et les vents forts défient les performances des aéronefs classiques.
Tengden a également souligné que le projet supporte à la fois les déploiements sur plateau et les missions maritimes, ce qui le rend adapté aux applications militaires et civiles nécessitant des temps de vol longs et une performance stable.
En juillet, le Moyujian a effectué des tests de tir sur des cibles à une altitude de plus de 4 000 mètres tout en transportant deux missiles, selon un opérateur de Tengden interrogé par la chaîne d’État CCTV.
L’hélicoptère aurait été testé contre des cibles mobiles et fixes et aurait terminé la mission comme prévu. Selon les développeurs, cet exploit a renforcé la confiance dans les performances de l’hélicoptère sur des plateaux où la fiabilité du vol est plus difficile à maintenir.
L’opérateur a également confirmé que la prochaine phase des tests impliquera des communications par satellite et un contrôle au-delà de la ligne de vue visuelle. La mission se déroulera à une altitude supérieure à 6 000 mètres, ce qui exige une stabilité élevée, de solides performances moteur et des liens de données fiables.
L’entreprise a indiqué que l’hélicoptère avait déjà complété six ans d’évaluations couvrant des terrains accidentés, des systèmes de mission, des environnements marins et des travaux de prévention des incendies. Avec ces phases terminées, l’hélicoptère est prêt pour entrer dans la phase de tests orientée vers le combat.
Photo : YouTube @CCTV. Ce contenu a été créé avec l’aide de l’IA et révisé par l’équipe éditoriale.
