Rússia arrête des scientifiques responsables de l’abri nucléaire mobile Kub-M

Abri mobile Kub-M contre l’explosion nucléaire et les retombées radioactives / Source de la photo : médias russes
Abri mobile Kub-M contre l’explosion nucléaire et les retombées radioactives / Source de la photo : médias russes

Deux scientifiques liés au développement de l’abri nucléaire mobile Kub-M ont été arrêtés en Russie, soupçonnés d’avoir accepté des pots-de-vin à grande échelle.

Selon des informations publiées samedi 31 janvier par RBC, le directeur du Centre panrusse de recherche pour l’amélioration des mesures de protection (VNII GOChS), Nikolai Posokhov, ainsi que le directeur adjoint de l’institut, Igor Sosunov, sont devenus mis en cause dans une procédure pénale.

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D’après des sources des services de sécurité citées par RBC, l’enquête entend demander au tribunal de district de Zamoskvoretsky, à Moscou, l’assignation à résidence de Posokhov, tandis que Sosunov devrait rester en détention provisoire. En cas de condamnation, les deux hommes encourent des peines pouvant aller jusqu’à 15 ans de prison. À ce stade, les autorités n’ont pas communiqué de détails supplémentaires sur les accusations.
L’affaire est menée par le Comité d’enquête de la Russie, qui a déjà transmis au tribunal la requête officielle visant à définir les mesures de sûreté.

Qu’est-ce que le bunker Kub-M

L’abri modulaire Kub-M a été développé par le VNII GOChS à la demande du ministère russe des Situations d’urgence. Les travaux ont débuté en 2015, comme l’avait indiqué précédemment Posokhov lui-même dans une interview accordée à RBC.
Le modèle standard du Kub-M se compose de deux modules principaux : un espace d’hébergement pouvant accueillir jusqu’à 54 personnes et une unité technique. La production en série a commencé à l’automne 2024, dans la ville de Dzerjinsk, dans la région de Nijni Novgorod.
Selon ses développeurs, le système offre une protection à trois niveaux :

  • abri contre les explosions et la fragmentation des armes conventionnelles
  • protection antiradiologique
  • protection contre les armes nucléaires, chimiques et biologiques

Dans sa configuration maximale, le Kub-M serait capable de résister même à un impact direct de missiles modernes, tels que le HIMARS, tout en atténuant les effets d’une attaque nucléaire.
L’arrestation des principaux responsables du projet jette une incertitude sur l’avenir du programme, qui était présenté par les autorités russes comme une solution stratégique de protection civile dans des scénarios de conflit de haute intensité.
Source et images : médias russes | Deutsche Welle. Ce contenu a été créé avec l’aide de l’IA et relu par l’équipe éditoriale.

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