
Des unités d’assaut russes en Ukraine recourent de plus en plus à l’improvisation pour survivre sur le champ de bataille, modifiant des véhicules civils avec un blindage artisanal contre les attaques de drones FPV ukrainiens.
Des images et des enregistrements vidéo montrent de petites voitures renforcées de façon rudimentaire avec des tiges d’acier soudées, des treillis métalliques et de la ferraille — un style de protection improvisée surnommé par les soldats eux-mêmes « lapsha » (« nouilles », en russe), en raison de l’aspect emmêlé des structures.
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Ces aménagements ont attiré l’attention parce qu’ils évoquent les véhicules post-apocalyptiques de la franchise Mad Max.

Pénurie de blindés modernes
Ces véhicules adaptés sont utilisés par des unités d’assaut russes en remplacement du manque de blindés modernes, tels que les véhicules de transport de troupes et les véhicules de combat d’infanterie.
Faute d’équipements suffisants, les militaires ont commencé à réutiliser des voitures civiles volées ou réquisitionnées, en les équipant de structures de protection basiques pour augmenter leurs chances de survie en première ligne.
L’évolution des « cages » anti-drone

Les dites améliorations « lapsha » représentent une nouvelle phase d’adaptation russe face à la menace des drones ukrainiens. Dès les premiers mois du conflit, chars et véhicules blindés se sont vus ajoutés des grilles, des treillis métalliques et des protections improvisées contre les munitions à effet retardé et les drones kamikazes. Aujourd’hui, la même logique est appliquée à des plates-formes plus légères, permettant à des véhicules civils d’offrir une certaine résistance.
L’idée est simple mais rudimentaire : entourer la voiture d’une sorte de cage faite de barres soudées, de fils et même de branches, dans l’espoir de dévier ou de retarder l’impact des drones FPV avant qu’ils n’atteignent des points vulnérables.
Cependant, des opérateurs ukrainiens affirment que l’efficacité est limitée, car les drones peuvent manœuvrer et viser les brèches du blindage improvisé, voire exploser à l’intérieur de la structure du véhicule.
Malgré ces limites, la prolifération de véhicules « style Mad Max » illustre la pression subie par les forces russes alors que la guerre entre dans sa quatrième année. L’industrie de défense russe peine à remplacer les pertes, laissant de nombreuses unités mal équipées et dépendantes de solutions improvisées.
Selon des analyses issues de sources ouvertes, depuis le début de l’invasion à grande échelle, des centaines de blindés russes ont été détruits ou endommagés, forçant les commandants à recourir à des alternatives improvisées pour maintenir la mobilité et tenter de réduire les pertes.
Source et images : Defence Blog | X @front_ukrainian. Ce contenu a été créé avec l’aide de l’IA et relu par l’équipe éditoriale.
