
La Royal Navy a réalisé pour la première fois au Royaume-Uni un exercice au cours duquel un hélicoptère Wildcat a utilisé des données en direct provenant de plusieurs drones et capteurs terrestres pour identifier et engager une cible mobile en vol.
Les tests ont eu lieu le 31 janvier depuis l’aérodrome de Predannack, sur la péninsule de Lizard en Cornouailles, et ont démontré la capacité du Wildcat à recevoir des informations quasi instantanées provenant de systèmes non habités pour opérer au-delà de la ligne de visée.

Lors de l’exercice, un Wildcat du 815 Naval Air Squadron a intégré des flux de données de deux drones de surveillance — le Puma et le Providence — ainsi que des informations provenant de capteurs au sol. Tout le trafic de données a été transmis via un réseau maillé décentralisé, offrant à l’équipage une vue en temps réel des cibles « au-delà de l’horizon ».
Baptisé Eagles Eye, l’exercice a montré comment des aéronefs habités peuvent agir comme des centres de commandement aéroportés, en coordonnant et en exploitant les données de multiples systèmes non habités au sein d’un réseau partagé. L’activité a impliqué des spécialistes du 700X Naval Air Squadron, des équipages Wildcat du 847 Naval Air Squadron et des partenaires industriels, dont MarWorks, TeleplanForsberg, General Dynamics, C3IA, UAV Aerosystems et Collins Aerospace.

Selon un officier de la Marine, l’architecture en maillage permet aux informations de n’importe quel nœud distant du réseau d’être envoyées directement à l’aéronef, et permet également aux équipages de prendre le contrôle des systèmes non habités lorsque la situation tactique l’exige.
Les réseaux maillés sont décentralisés et « auto-réparateurs », capables de rediriger automatiquement les données si une partie du réseau est interrompue. Selon la Royal Navy, ce concept reflète les leçons tirées de la guerre en Ukraine, où des structures similaires ont été utilisées pour connecter capteurs, drones et moyens d’attaque dans des conditions de combat réelles.

À l’intérieur du Wildcat, l’équipage a piloté directement le drone Puma — en service dans le 700X Squadron depuis plus de six ans — tout en recevant simultanément la vidéo en direct du système Providence, plus petit et plus discret. La fusion de ces informations a permis de localiser les cibles avec précision avant l’engagement avec les missiles Martlet.
La Royal Navy a également indiqué que les leçons tirées de l’Eagles Eye seront appliquées lors de futurs exercices en Norvège, où les hélicoptères Wildcat s’entraîneront aux côtés de la Marine royale norvégienne. L’objectif est d’utiliser l’intégration des moyens habités et non habités contre des navires d’attaque rapide et d’autres menaces asymétriques dans les fjords près de Bergen.
Source et images : Royal Navy. Ce contenu a été créé avec l’aide de l’IA et révisé par l’équipe éditoriale.
