La France cherche une défense antidrones à bas coût après avoir étudié la guerre en Ukraine et en Iran

La France cherche une défense antidrones à faible coût après avoir étudié les guerres en Ukraine et en Iran
La France cherche une défense antidrones à faible coût après avoir étudié les guerres en Ukraine et en Iran (Photo : MBDA)

La France réévalue sa stratégie de défense aérienne et explore des moyens plus abordables de lutter contre les drones après avoir étudié les champs de bataille des guerres en cours en Ukraine et au Moyen-Orient.

Selon le journal Politico, l’armée française affirme que ces deux conflits influencent les décisions concernant les armes que la France développera, acquerra et déploiera.

« Nous tirons tout ce que nous pouvons apprendre de l’Ukraine, notamment en matière de développement de capacités — à la fois dans le contexte du Moyen-Orient et en vue d’éventuels développements futurs sur le flanc [est] », a déclaré le général Dominique Tardif, vice-commandant de l’armée de l’air et de l’espace française.

Actuellement, des avions de chasse français et des systèmes de défense aérienne sont déployés au Moyen-Orient pour intercepter des drones iraniens de type Shahed. Des hélicoptères d’attaque Tiger ont également été déployés dans la région du Golfe Persique pour ces missions.

Outre la guerre actuelle au Moyen-Orient, les combats de haute intensité en Ukraine ont également mis en évidence des lacunes dans les arsenaux de l’OTAN. Selon le portail Militarnyi, les forces armées de l’OTAN ne sont pas encore pleinement équipées pour contrer de manière économique des menaces relativement peu coûteuses, les missiles utilisés étant nettement plus chers que les drones qu’ils interceptent.

Parmi les options moins coûteuses figurent l’utilisation d’hélicoptères pour intercepter les drones et l’équipement des chasseurs Rafale avec des missiles guidés par laser. « Nous travaillons sur une série de projets pour réduire le coût de destruction des drones Shahed », a expliqué Tardif.

Cela intervient alors que Paris se prépare à adopter une loi de programmation militaire actualisée prévoyant une augmentation des stocks de munitions et une expansion de leur production. Au total, le pays prévoit de dépenser 8,5 milliards d’euros pour reconstituer ses arsenaux d’ici 2030.

Photo : MBDA. Ce contenu a été créé avec l’aide de l’IA et révisé par l’équipe éditoriale.

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